Partager l'article ! maoaraa matahiti 2010: Retour aux sources à l'occasion de la célébration de Maoaraa matahiti article et photos de Tahitipresse ...
Comme chaque année à la même période, l'association familiale Te Hivarereata, à Pirae, célèbre la fête saisonnière de
Maoaraa matahiti qui représente, en pleine saison d'abondance, le pic de la production des nourritures terrestres et océaniques. L'occasion également de manifester son enracinement dans le tuf de
la tradition polynésienne ancestrale, avant la christianisation.
La mise en avant, ces dernières années, des célébrations liées aux changements de saison, Matari'i i ni'a (fin novembre) et Matari'i i raro (fin mai), a contribué à mettre en valeur des fêtes traditionnelles occultées pendant des décennies par les fêtes du calendrier occidental : Noël, le Jour de l'An ou Pâques. La christianisation de la Polynésie française a été l'occasion - en même temps que d'interdire certaines pratiques (le tatouage, les danses "lascives"...) et la langue (longtemps les enfants ont été punis pour avoir parlé le tahitien dans les écoles) - de mettre fin à ces repères inscrits dans la dynamique symbolique des populations traditionnelles. Par exemple, Matari'i i ni'a, qui engage dans la période chaude et humide, et Matari'i i raro, qui permet d'en sortir et d'aborder une période de relative restriction, durant l'hiver austral.
Maoaraa Matahiti : les productions vivrières et fruitières sont à leur pic
Moins connue est la fête de Maoaraa matahiti, parfois appelée Parara'a matahiti, qui indique le moment - entre février et mars - où les productions vivrières et fruitières sont à leur pic. L'association familiale Te Hivarereata, installée au fond de la vallée Hamuta, à Pirae, a choisi d'en faire sa fête de référence et la célèbre tous les ans depuis une dizaine d'années. Loin d'être une cérémonie "touristique", encore moins une fête "officielle", Maoaraa matahiti représente pour ses membres l'occasion d'inscrire leur activité, culturelle et culturale, dans le cadre d'un retour délibéré à des valeurs ancestrales.
Lors de cet événement, on célèbre et remercie les dieux d'avoir su donner en abondance les produits de la terre et de la mer. La période propice est identifiée par la floraison - entre fin fevrier et début mars - des a'eho (roseaux de montagne). Cette année, les conditions climatiques exceptionnelles (un cyclone, une alerte au tsunami et de très grosse pluies, il y a peu) ont été à l'origine d'un petit retard dans l'organisation de cette fête. Il n'empêche, près de 80 personnes ont répondu présentes à l'invitation de l'association en se rendant, dans le fond de la vallée, sur le site du marae social tupuhaea, qu'elle a restauré il y a une dizaine d'années.
L'occasion de contacts avec d'autres associations "écoculturelles"
Outre les membres de l'association, assez peu nombreux (une quinzaine de personnes), Te Hivarereata, fondée par Sunny Walker, a tissé des liens avec d'autres associations comme Haururu (dans la vallée de Papenoo, à l'origine de la renaissance des fêtes de Matari'i), Faafaite (qui pilote un projet de voyage transocéanien en pirogue traditionnelle).
On pouvait aussi y voir Jean-Claude Teriierooiterai, un scientifique qui chapeaute à Tahiti le programme d'installation d'antennes pour le réseau européen Galileo, mais qui est également en mesure d'assurer avec brio un orero (discours déclamatoire) traditionnel. Celui-ci est par ailleurs l'auteur d'une nouvelle traduction du livre de Teuira Henry qui fait référence, "Tahiti aux temps anciens". Cette traduction sera bientôt publiée dans le bulletin de l'association CIEL. Elle risque d'apporter bien des surprises. Son auteur a en effet directement travaillé sur l'original conservé au Bishop Museum de Honolulu et apporte un éclairage qui peut remettre en cause l'interprétation pour le moins christianisante que T. Henry avait apporté au manuscrit de son père, le Révérend John M. Orsmond (voir à ce propos le livre de Jean Guiart "Mon Dieu là-haut, la tête en bas"). On y trouvait également Louis Cruchet, docteur en anthropologie, président de l'association CIEL et à l'origine d'une thèse et d'ouvrages sur le ciel polynésien.
Une filiation et une vénération directe avec la terre/mère
La démarche de Sunny Moanaura Walker (lui-même issu pour une part du sang de missionnaires protestants écossais du XIXème siècle) et des membres de l'association s'inscrit en effet dans le cadre d'un retour au valeurs traditionnelles qui, pour se vouloir sincère et authentique, n'en est pas moins en phase avec l'évolution contemporaine. Pour preuve, la présence, sur la Toile, d'un blog dédié aux activités de Te Hivarereata.
La rupture avec l'influence chrétienne, si elle se veut radicale, n'en est pas pour autant à tendance sectaire. Si les membres de ce groupe familial fondent leur croyance sur la base d'une filiation et d'une vénération directe avec leur terre-mère et tous les éléments vitaux qui l'entourent, ils n'en font pas non plus un dogme. Et, par ailleurs, cette sensibilité s'inscrit dans une mise en pratique quotidienne, par la création et l'entretien de fa'a'apu (plantations) qui contribuent grandement à assurer une bonne part de leur nourriture. Les invités à la fête ont pu le constater en appréciant le maa tahiti servi à l'issue de la cérémonie. Une cérémonie de réjouissance également manifestée par des danses, mais aussi des chants entonnés en choeur par toute l'assemblée.
CJ
















autres photos :Danee Hazama
les chants (avec traduction) : AUDIO/VIDEO >> [CLIC]
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PUA AEHO Anapanapa nei te pua a'eho na te tua aivi na te hiti mato mai te vave'a o te moana i tua to na huru ia hipahipa mai hipahipa i te hihi mahana purapura i te ru'i maïtü tapa'o te reira a faaineine te maoaraa matahiti auhune noa ra te fenua na te peho te faa e te aivi hipahipa i te hihi mahana purapura i te ru'i maïtü ua tae i te tau oaoa raa a ti'a a ta'u i te nu'u atua a ti'a faaite i te hui tupuna te oaoa nei to te fenua hipahipa i te hihi mahana purapura i te ru'i maïtü o To'ahiti no te vao Rau'ati'ati no te aivi o Rautea no te peho a faarii mai te here te mihi hipahipa i te hihi mahana purapura i te ru'i maïtü purapura i te ru'i maïtü |
FLEUR DE AEHO Les fleurs de a'eho brillent enfin sur les crêtes et autour des rochers. comme la houle de l'océan au large elles ondulent au gré du vent. elles se pâment des rayons du soleil et scintillent la nuit sous la pleine lune. ce signe nous annonce qu'il est temps de célébrer la saison de l'abondance la terre est comblée de nouritures les plaines, les vallées et les montagnes. elles se pâment des rayons du soleil et scintillent la nuit sous la pleine lune. c'est le temps des réjouissances levons-nous et invoquons les dieux levons-nous et exprimmons à nos ancêtres notre joie et notre reconnaissance elles se pâment des rayons du soleil et scintillent la nuit sous la pleine lune. à To'ahiti (dieu) des vallons escarpés à Rau'ati'ati (dieu) des montagnes à Rautea (dieu) des plaines acceptez notre amour et notre confiance elles se pâment des rayons du soleil et scintillent la nuit sous la pleine lune. |
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PUPU Te pupu atu nei ho'i matou teie hoturau no te tau auhune ei tapa'o aroha ia oe ia oe e To'ahiti o te vao te hia'ai noa nei ho'i matou ia tauahi mai to rima atua ia vai mai te ora i te fenua ia vai mai ä te oaoa |
OFFRANDES Nous te présentons ces prémices de la saison d'abondance en signe de reconnaissance envers toi toi To'ahiti le dieu des vallées profondes nous avons besoin de toi, de ton soutien de ta protection divine afin que notre terre reste vivifiante et que la joie demeure en nous. |
AUDIO/VIDEO DES CHANTS [LINK]
manque de pot, arrivé au moment des offrandes le flambeau s'est étteint, je le pose donc près du tas de brindille en me disant qu'il faudra que quelqu'un apporte un briquet lorqu'il s'agira d'allumer le petit feu.
je reviens aussitot dans mon groupe pour faire mes incantations, vient ensuite le moment des offrandes, je passe le premier pour ensuite aller allumer le petit feu prévu pour enflammer les bouquet de fleurs de a'eho que chacun devait me présenter.
et là oh miracle ! le flambeau s'est rallumé tout seul, j'étais stupefait mais content, j'ai pu lancer le feu et toute la suite s'est déroulée comme prévu.
Plus tard en fin d'après midi, j'ai eu l'occasion de commenté cette bizarrerie avec les amis de l'asso Haururu, ils me disent avoir remarqué cette étrangeté mais sans vraiment donner d'explication convaincante.
encore plus tard dans la soirée j'entends dire que lors de la cérémonie, pendant que Vaihere dansait, quelqu'un aurait aperçu une autre dame danser un peu en amont du lieu de cérémonie.
il y a 5 ans, nous avions reçu en ce même lieu, une délégation des descendants du Bounty, une "apparition" indentique m'avait été rapportée, cela s'est passé à peu près dans les mêmes conditions.
certes ces phénomènes sont du domaine du paranormal, alors nous nous sommes dit que c'était peu-être le fantôme(au sens positif du terme) deTahiri vahine l'ancienne reine de Hamuta.
mais pour cette fois-ci, ne serait-ce pas plutot la divine Péré, cette déesse du feu si souvent évoquée par nos amis de l'asso Haururu ?
qui a rallumé mon flambeau ? je ne vois qu'elle. mauruuru e Péré, mauruuru Haururu.
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salut SUNNY
je viens de voir ta video sur recolte de fe i comme moi qui habite la campagne en normandie pres de ROUEN il y aura toujours besoin de bras pour les gens qui travail la terre je donne pas mal de coups de mains a mais copains agriculteurs la recolte du ble, pomme de terre, betrave, mais ,pommes pour le cidre, tuer le cochon mais la diffairence c'est que maintenant il n'y a plus comme chez vous les fetes qui accompgner ses differantes recolte dommage je me rappel dans mon jeune age c'etais comme chez vous tous le village donner un coup et main et apres c'etait la fete
amicalement fabrice
salut l'ami,
heureux de te retrouver ici, en effet la tradition se perd aux fil des années, c'est à nous, hommes de la terre à faire notre possible pour que survive cette solidarité entre paysans et notre passion pour les activités et festivités héritées de nos anciens.
amitiés
sunny